Mars 2019
Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan

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Panthéon Grec


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MessageSujet: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 5:27

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 J'ai toujours été volage. Du genre à n'en faire qu'à ma tête, un peu à l'instar de certains escaliers d'une certaine école de magie. Depuis le début même. Depuis ma naissance. Eh, la première chose que j'ai fait après avoir contemplé le monde, ce fut de voler le troupeau de mon frère sans aucun remord. J'ai toujours été ce dieu qui n'avait pas d'attache, qui ne voulait faire que ce qui lui passait par la tête, sans qu'on puisse le brider. Sans qu'on puisse l'arrêter. Ce n'est pas pour rien, que je cours vite. 
Et depuis le début, il le savait. Il s'en était rendu compte. Il l'avait vu, en moi, ce que j'étais. Il m'avait vu, avait déterminé que j'étais un menteur, doublé d'un voleur, et il savait que s'il me laissait complètement libre, je n'allais faire que la pagaille la plus folle qui puisse exister. 
C'est pour ça qu'il m'a convoqué, m'a parlé, m'a dit que je serais son messager. Ce jour là, il m'a donné une raison d'user de mes pouvoirs, tout en ayant la main mise sur moi. J'ai toujours su que les messages que j'ai lu qu'il me faisait envoyer, il savait que je les lisais. 
Il était un père, il était mon père. Il était cet homme que je respectais, quand je faisais des pieds de nez à tout le reste. Il était Zeus, roi des dieux grecs, celui qu'il ne fallait pas énerver sous peine de se faire tuer d'un éclair. Il était Zeus, celui qui a fait naître plus de la moitié de la mythologie grecque à lui tout seul. 
Il était Zeus, et ça faisait des années que je ne lui avais pas parlé. 

Je n'étais plus tant son messager, j'avais pris mon indépendance, vous comprenez ? Avec l'époque de la Poste - bien que je sais pertinemment qu'au U.S.A ça ne porte pas ce nom -, avec les nouvelles communications permettant d'envoyer des messages plus rapidement, avec tout ce que j'avais pu entreprendre comme projet, je n'avais plus vu mon vieux depuis des années. 
Probablement que j'aurais dû. Après tout, notre dernière conversation datait d'il y a quatre ans, pour lui dire qu'en fait, je m'amusait bien moi, et que promis, je ne faisais pas trop de bêtises. 

Je ne savais même pas qu'il était venu aux U.S.A. Je n'aurais pas dû être très surpris. Et il est mort. 
Il est mort, et je venais à peine de l'apprendre, en essayant de reprendre contact avec lui. Comprenez, j'étais le dieu des messages, dieu de la communication, et presque dieu de la connaissance. Savoir, c'était mon domaine, c'était mon devoir. Ne pas savoir, et surtout, ne pas savoir que mon père était mort, c'était... 
Oh, comprenez, il n'était pas le meilleur homme du monde, et certains pouvaient le penser cruel et arrogant, mais moi, je savais comment il était vraiment, et le fait qu'il ne soit plu, me... Me brisait. Quelque part. Ca me brisait. 
Ca me rendait triste.
Je me sentis soudain orphelin, et cette sensation n'avait strictement rien d'agréable. 

Je me sentais idiot aussi, de ne pas l'avoir appris, mais je savais aussi pourquoi je ne le savais pas, et je ne pouvais pas en vouloir à la personne derrière l'écran de se préserver des saisons d'une série qu'elle n'avait pas complètement vu. 
Mais mon père était mort, et je n'avais même pas pu lui dire adieu. 

Dégouté, voilà comment je me sentais. Avec une envie de tout casser, moi, le dieu qui ne pouvait pas tant faire de mal que ça. Je me mis à courir. Relativement vite. Si vite, que bientôt, je me rendis compte que j'avais atteins la Grèce. J'étais le dieu des voyageurs, je pouvais me permettre de voyager, même sans but. 
Je courais encore. J'atteins un autre endroit, que je reconnus sans mal. C'était beau de savoir que je pouvais courir sur l'eau tellement j'allais vite. Mais à cet instant, je n'en étais même plus enthousiaste, j'avais juste besoin de m'épuiser. 
Mais voyez vous, j'étais immortel. 
Je fatiguais difficilement. 
Enfin, je m'épuisais. Je ne savais pas si le temps avait passé, et j'avais eut le temps de réfléchir. Mon coeur battait toujours dans mon corps comme s'il hurlait, et je n'avais aucune idée de quoi faire. Je ne pouvais pas prévenir mes deux meilleurs amis. Je ne voulais pas qu'il voit que même moi je pouvais être brisé. J'étais ce dieu si "drôle", si confiant. Mais à l'instant, j'avais l'impression que je n'étais rien, du moins, rien d'autre qu'un orphelin, et j'errais comme une pauvre hère sans savoir où aller. 

J'avais perdu mon père, et malgré toutes les fois où je pouvais prétendre que je m'en fichais de perdre quelqu'un, cette fois c'était différent. Je ressentais la douleur de perdre un proche, et ne sentais plus mes jambes. J'avais envie de pleurer mais résistais comme un damné. Après tout, je n'avais pas envie d'exprimer toute ma peine. J'étais Hermès bon sang ! Rien n'était censé m'atteindre ! Rien ! Même me faire chasser m'amuser ! 
Ma gorge, mon ventre, mes jambes, tout mon corps était lourd. Aussi lourd que le poids que de la connaissance.
Et c'était celui qui selon les légendes avait apporté la connaissance aux hommes, qui avait tué mon père. 
Je ne pouvais même pas le venger puisque les deux étaient morts en même temps. 
La rage montait en moi toujours plus fort. Et la tristesse aussi. 

Soudain, je pris conscience de où je me trouvais. Apparemment, j'étais de retour à Philadelphie, et surtout, je n'étais pas loin de là où j'avais rencontré un garçon charmant. Peut-être que c'était de ça dont j'avais besoin pour me reprendre. Prendre, me faire prendre. Profiter des délices du corps, oublier, m'oublier, s'oublier. Et puis, il était un bon coup si je puis être vulgaire - et au pire je m'en fichais bien de l'être, j'avais perdu mon père, je pouvais être qui je voulais -. 
Je rentrais dans le bar, titubant presque comme si j'avais bu alors que ce n'était pas le cas. Je me repris. Je devais ne pas montrer ma douleur, mais j'arrivais au bar. Je vis sa silhouette, et je cachais mes mains qui tremblaient. J'approchais, m'installais vers lui, alors qu'il devais être en pause. 

- Heeeey. Salut toi...Ca faisait longtemps. 

Je souriais. Je n'étais pas le dieu des comédiens, mais je savais mentir, aussi je paraissais réellement content de le voir. On s'était revu depuis la première fois, croyez moi. C'est pour ça que j'étais un peu sûr de moi en venant le chercher. 

- Dis.... Ton corps me manque.... Et...Je me disais qu'on pouvais.... Profiter l'un de l'autre ? 

Je cachais toute ma peine, portant tout ça en moi, et la seule chose qui pouvait montrer mon trouble à part mes mains tremblantes, était mon souffle. J'avais tant couru que je restais essoufflé. Et autant dire qu'un dieu essoufflé, surtout un dieu qui a la particularité de courir souvent...C'est du jamais vu. Mais j'avais tout un armada de mensonges à sortir si jamais. 
J'espérais qu'il était disponible. Sinon, que se passerait-il alors ? Allais-je m'effondrer pour de bon ? J'aurais préféré éviter. 

Je réfléchissais pourtant déjà au plan B. Je savais que je n'insisterais pas. Que je n'en aurais pas la force, où que si j'essayais, ça ne pouvais que mal se finir. J'étais à fleur de peau, et c'était si rare, que je n'étais même pas sûr de savoir totalement me contrôler. 
Mais mon père était mort, et je ne pouvais pas prétendre que je ne le savais pas, maintenant que j'avais cette information marqué comme un tatouage dans mon coeur. Je semblais être un dieu bien pathétique à cet instant. Du moins intérieurement. 

J'espérais qu'extérieurement, ça ne se voit pas. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 13:34
«  Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
C'était une soirée comme une autre. Rien d'intéressant ou de spécial. Je montais sur scène et chantais mes chansons devant un public. Je m'amusais comme un fou à transmettre les messages que mes paroles racontaient. Je m'amusais à créer des sons agréables avec les notes que je produisais. J'avais toujours aimé la musique, voyez-vous. J'avais toujours aimé jouer de la guitare et chanter. Savoir que ce véhicule avait une voix magnifique me rendait tellement heureux. Je pouvais vivre mon rêve malgré que je sois un démon. J'empruntais le corps de cet homme pour vivre un rêve que j'avais cru brisé et perdu lorsque j'étais descendu en enfer.

Ce soir, j'étais assis au bar que la barmaid tenait, lui commandant quelques verres. J'étais en pause. Il n'y avait pas juste moi qui chantais dans ce bar. Je devais bien leur laisser la place sinon je crois que j'aurais chanté toute la soirée sur cette scène. Un léger rire s'échappa de mes lèvres et je terminai le verre puis en demandai un autre. C'est alors que j'entendis le tabouret à mes côtés bouger et une voix me parler. Je la reconnaîtrais n'importe où.

Je me tournai vers la personne et un large sourire lumineux étira mes lèvres. Les battements de mon coeur me martelèrent la poitrine lorsque mes yeux rencontrèrent ceux de cette personne. On s'était revu suite à notre première rencontre. Nous avions passé d'autres moments agréables ensemble, mais cela faisait longtemps maintenant. Je ne m'étais pas attendu à le voir. On se voyait quand l'envie nous prenait, mais j'étais tout de même heureux de le voir.

« Salut, toi » répondis-je, le sourire toujours sur les lèvres.

J'avais voulu lui demander ce qui l'amenait ici, mais j'eus ma réponse bien assez tôt. Il avait envie d'un moment ensemble. Je ne pouvais pas refuser, mais je devais retourner sur scène dans pas long. Je n'avais pas envie de le repousser, mais en même temps la musique m'appelait... Fuck. En plus, il avait dit ses mots d'une façon étrange... c'était hyper décousu et... je sais pas. J'avais pu jurer qu'il n'était pas dans son assiette. Je pouvais pas passer un bon moment avec lui s'il n'allait pas bien. Je me sentais mal dans ce genre de situation. Je me sentais plus utilisé qu'autre chose...

« Je dois retourner sur scène, mais je suis tout à toi après. Promis » dis-je, me rapprochant de lui et déposant un doux et rapide baiser sur ses lèvres.

« Elathan ! C'est à toi dans une minute ! »

« Ouais, j'arrive ! » dis-je, levant une main comme pour lui montrer que j'avais compris.

Je déposai mon verre vide et donnai un peu d'argent à la barmaid. Je me levai du tabouret et me tournai vers Hermès pour lui donner un autre baiser.

« Tu seras là quand j'aurai fini ? » demandai-je, voulant savoir s'il n'allait pas partir ou je sais pas.

Je me dirigeai vers la scène tout en replaçant mon manteau noir sur mes épaules. Je m'installai devant un microphone et l'ajustai à ma hauteur puis testai le son. Super, je pouvais commencer. J'avais écris une chanson dernièrement et je voulais la partager avec le public qui venait me voir dans ce bar. Je la présentai et demandai à la personne qui s'occupait du son de lancer la musique.

Je l'avais écrit avec mon frère en tête. Un accident l'avait plongé dans le coma. Voulant absolument le revoir, j'avais décidé de vendre mon âme. Ma vie pour la sienne. Nous avions eu des hauts et des bas. Je regrettais les choses que j'avais dit et fait, mais je l'aimais. C'était mon frère, quoi. Les notes montaient et descendaient. C'était comme un cri, un appel à l'aide. Évacuer toute cette douleur. J'étais pas un pro, mais je faisais de mon mieux pour que les gens apprécient.

Il y eu un moment instrumental. De base, je ne chantais pas, mais j'avais envie de m'amuser à ajouter des notes. Je jouais avec les octaves, montant et descendant, ajoutant une petite touche personnelle à moi. Puis la fin arriva bien assez tôt et je laissai ma voix résonner avec les dernières notes de musique. Je fermai les yeux, soufflant un coup, les rouvrit et déposai le microphone sur son support tout en écoutant les gens apprécier la musique. Enfin, j'espérais qu'ils avaient aimé. Je les remerciai puis quittai la scène, cherchant mon Hermès dans la salle, voulant aller le rejoindre et profiter d'un moment tranquille juste lui et moi.

>> Chanson choisi

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Panthéon Grec


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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 14:03

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Je ne savais pas si c'était une bonne idée de venir dans ce bar, demander une pareille chose. Mais à vrai dire, à cet instant, j'ignorais ce qu'il fallait faire qui soit une bonne idée. J'imaginais que j'aurais pu cambrioler quelqu'un que ça n'aurait rien changé, ça aurait été similaire. Je voulais juste me changer les idées, mais je savais que dans un sens c'était impossible. Parce que la douleur me poursuivait. Elle courait plus vite que moi, la maligne. 
Et moi, je ne pouvais lui échapper. Elle me piégeait, et je devais juste faire avec. 
Alors faire des choses lié au plaisir, je me disais que ça pourrait m'aider. 

Je regardais le démon avec un brin d'envie, tentant d'en exprimer autant que je pouvais, alors que je ne savais pas si c'était ça qui me ferait me sentir mieux. J'aurais du me sentir coupable de vouloir l'utiliser comme ça, mais je me sentais rarement coupable. 
Surtout quand j'allais mal. 
Là, je voulais juste être égoïste, et tout retenir, ne rien montrer, ne pas avouer que j'avais mal. 

Il me parla de retourner sur scène. Il avait autre chose à faire. Sûrement que je ne l'intéressais pas tant que ça. Mais de fait, je savais que ce n'était pas ça. Je savais que c'était juste que je débarquais quand il était occupé. Que ce n'était pas ma chance. 
A croire, que même le dieu de la chance pouvait être malchanceux. Je le laissais m'embrasser, sentant la chaleur de mon corps se réveiller un peu, et l'entendit se faire appeler. Eh bien, vas y, Elathan, laisse moi mourir seul, abandonne moi. 

De toute façon, je le mérite, je n'ai pas su faire attention à mon propre père, et je l'avais perdu. 
Me rappeler de ça fut comme si je m'enfonçais tout seul un pieu dans le coeur. 
J'étais un idiot fini de me faire du mal ainsi. 

Le second baiser d'Elathan me fit moins d'effet. 
Peut-être parce que mentalement je n'étais pas au mieux. J'y répondis quand même brièvement et lui fis un sourire, mais même moi je savais que ce sourire là sonnait un peu plus faux. Que je mentais un peu plus mal. 

Je le vis me demander si je serais là et haussais les épaules 

- Oh probablement ! 

En vrai, le haussement d'épaule était la vérité plus que mes paroles. En vrai, je n'en savais rien. A tout moment je pouvais partir. A tout moment je pouvais m'enfuir pour aller voir ailleurs. Qui sait, me mettre dans un coin, souffrir en silence. Arrêter d'embêter mon monde et me remettre de cette mort qui datait maintenant. 
Je me sentais toujours plus stupide. 
Ne pas savoir que son père était mort. Quel genre de fils je faisais ? Un très mauvais fils, sûrement. 

Un fils indigne. 

Je regardais Elathan partir, prendre son micro, laisser la musique commencer et chanter. Mais mes yeux voyaient le vide, et je ne pensais à rien. Je préférais me laisser souffrir, m'enfoncer. Il fallait croire que quand je n'allais pas bien, je ne faisais pas semblant. 
Sauf devant les gens. 
Mais la musique que le démon chanta entra en résonnance avec ma souffrance. J'aurais pu le détester pour ça. J'avais envie de partir vite. De ne plus entendre ces mots, qui en un sens, se rapprochait de ce que je ressentais. 
Je ne voulais pas que ces mots fassent écho avec ce que je ressentais. J'avais presque envie de le faire taire d'un baiser. De ne plus entendre ses mots. 
J'étais un lâche, n'oubliez pas. 

Et en même temps, je m'énervais tout seul sur moi même. Si je fuyais maintenant ça ne changerait rien à la situation. J'avais mérité cette souffrance, j'avais mérité de perdre mon père. Je ne le voyais pas assez souvent. Oh bien sûr, qu'est ce que deux ans quand lui et moi avions des millénaires ? 
Mais tout de même. 

Mon sourire s'effondrait au fur et à mesure que les paroles du démon m'atteignait. Je ne savais même pas si j'avais la force de me relever pour partir. Ou pour lui arracher le micro et le faire taire. Je sentais mes jambes être immobiles, ne plus bouger, et on venait me demander ce que je voulais boire, sans que je n'y fasse attention. 
Je n'étais pas là. J'étais ailleurs. Loin dans ma tête, loin dans les souvenirs avec Zeus. 
Ce moment où je l'avais rencontré. Ce respect que je ressentais envers lui. Ce moment où il avait fait de moi son messager. Cette tendresse que j'éprouvais pour lui. 

Mon sourire n'existait déjà plus. 
Je me sentis tellement mal. 
Et les mots qui continuaient de défiler. 
Je me sentais tomber. Je ne m'arrêtais pas de chuter. J'étais même sûr de rivaliser avec Lucifer, tellement je chutais de haut. 
Je n'avais jamais perdu quelqu'un. Ou alors je ne m'en rappelais plus. Ou alors il n'était pas aussi important que ça. 
Mais j'avais perdu mon père et je ne pouvais pas faire autrement. 

Pour ne pas oublier de respirer, je me laissais pleurer. Je maudissais Elathan, et le fait qu'il était parvenu à briser mes barrières. J'étais un bon menteur bon sang ! Je ne devais pas me laisser avoir comme ça ! 
Mais c'était trop tard. 
Je pleurais déjà, et mes yeux devaient probablement devenir rouge. J'étais content que le bar soit un peu sombre, que peu me verraient. Je n'aimais pas qu'on me vois pleurer. Je ne trouvais pas la force de lui dire quelque chose, à ce démon qui s'approcha de moi alors qu'il avait fini de chanter. 
Je ne trouvais pas la force de faire semblant d'aller bien. 
Je restais muet, me sentant comme un enfant, brisé, et en larmes. 
J'étais cet enfant qui avait perdu mon père, et j'aurais aimé que jamais le démon ne chante quelque chose d'aussi vrai pour ne pas avoir à craquer. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 15:13
«  Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Il avait répondu d'un air si las... C'était pas le Hermès joyeux et joueur que j'avais connu. Il devait y avoir quelque chose qui le faisait souffrir. Je voulais savoir ce que c'était et essayer de l'aider du mieux que je pouvais, mais j'étais occupé ce soir. Je devais retourner sur scène et jouer une chanson. Ce n'était pas parce que j'avais envie d'abandonner mon dieu. Jamais. Je pouvais pas le faire, mais c'était tout de même un boulot.

J'étais donc monté sur scène et j'avais transmis toute la douleur que j'éprouvais à travers les mots. Il y avait des gens qui chantaient comme s'ils lisaient un texte et d'autres comme s'ils vivaient le texte. Je voulais être le deuxième. C'était tellement plus agréable à entendre. J'avais oublié les gens dans la salle, mais en même temps, je m'étais senti si près d'eux. J'avais toujours pensé qu'en chantant je partageais ce qui me faisait sentir vulnérable.

La chanson toucha à sa fin bien bien plus tôt que je ne l'aurais voulu et je dû quitter pour laisser la place à une autre personne. J'avais terminé pour la soirée et je pouvais faire ce que bon me semblait. D'habitude, je me bourrais la gueule ou baisais avec des gens qui me tapaient dans l'oeil, mais ce soir c'était différent. Je n'avais d'yeux que pour Hermès. Il était où ? Mon regard le trouva enfin et je me dirigeai vers lui, un sourire sur les lèvres, heureux de pouvoir l'avoir avec moi ce soir.

J'arrivai devant lui et remarquai qu'il semblait perdu dans ses pensées. Il ne bougeait pas et restait planté là, comme un piquet. Il se passait quoi ? Avais-je dit ou fais quelque chose qu'il n'avait pas aimé ? Je fronçai doucement les sourcils et m'arrêtai devant lui.

« Tu vas bien ? »

Je n'avais pas remarqué ses yeux rouges, le bar était bien trop sombre. Si je les avais vu, je sais pas ce que j'aurais fait. Le prendre dans mes bras et lui dire que j'étais là et que j'allais rester avec lui jusqu'à ce qu'il aille mieux ? Sans doute, oui. Je levai une main et la déposai sur sa joue, comme pour attirer son attention sur moi.

« Je vais prendre mes affaires et je reviens »

Je la caressai doucement et quittai la grande salle pour me rendre à l'arrière. Je pris ma guitare et saluai mes collègues puis allai rejoindre Hermès. Je m'arrêtai à ses côtés et pris sa main de la mienne qui était libre. Je savais pas pourquoi, mais j'avais envie de le sentir près de moi. Ça me faisait un peu peur, mais c'était pas étonnant, sachant ce que lui et moi avions partagé ensemble auparavant.

Je me mis en marche, tenant toujours sa main. Je me sentais mal à l'aise de lui demander ce qu'il se passait, mais en même temps j'avais besoin de savoir. Ça me rongeait de l'intérieur. Il allait pas et ça me tuait. Je n'avais pas envie qu'il se referme comme une huître, mais en même temps je voulais qu'il s'ouvre à moi et qu'il sache qu'il n'avait pas à montrer un masque en permanence avec moi.

« Tu le sais que tu peux tout me dire, hein ? Je suis là pour toi. Toujours. »

Je n'allais tout de même pas le forcer à me parler, mais j'avais besoin de savoir. Je me mordis la lèvre et continuai ma marche, direction l'endroit où j'habitais pour aller y déposer mes affaires et souffler un peu après cette soirée. Je voulais qu'il la passe avec moi. C'était étrange à dire, mais je n'avais pas envie qu'il parte.

« Je dois aller chez moi déposer mes affaires. Tu veux entrer ? »

Après quelques minutes de marche, nous arrivâmes enfin tout près d'un appartement. J'habitais à la porte 6. Ironique comme chiffre. Je poussai la porte du bâtiment et invitai le dieu à mes côtés à me suivre. Nous montâmes à l'étage et je déverrouillai, déposant ma guitare au sol et me tournai vers Hermès pour le prendre dans mes bras.

« Je suis content de te revoir. Tu m'as terriblement manqué. »

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 16:34

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Cela faisait depuis quelques temps que je savais qu'Elathan n'était pas un démon commun. Pas ceux du genre à vouloir faire le mal à tout pris, pas ceux du genre à vouloir commettre des péchés sans arrêt et à en faire commettre. Il était différent, et presque plus humain. 
Etait-ce pour ça que nous étions plus proche ? Je ne savais pas, puisque j'aimais de base un peu tout le monde. Mais il était vrai que je m'étais légèrement attaché à lui, puisqu'il était devenu un peu plus qu'un plan pour me faire du bien. Il était.... Quelqu'un d'agréable à la discussion aussi. 
Je l'appréciais un peu. 

Mais dans mon état actuel, je ne savais plus si c'était le genre d'appréciation que je donnais rarement, ou le genre d'appréciation commune que je donnais à tout le monde, et qui ne sortait pas des sentiers battus. Je n'arrivais pas à réfléchir, parce que ce n'était pas ça qui me venait en tête. 
C'était juste mon père, sa mort, le fait que je n'avais pas été là. 

J'entendis la question du démon. Il n'était décidément vraiment pas commun. 
Mais sa question, elle, l'était un peu plus. Du genre classique, du genre à demander quelque chose d'indéniablement visible. Est ce que j'allais bien ? C'était visible sur ma tête, je pense. J'avais probablement une gueule d'enterrement, alors que l'enterrement de Zeus, je n'avais pas pu y assister. 
Oh que je semblais sûrement ridicule.

- Oh, ça va. 

Je ne croyais même plus en mon ton, et si ma phrase était un mensonge, ma voix était emplie d'une tristesse et d'un remord auquel je ne pouvais rien faire. Ma voix tremblait autant que mes mains, maintenant. A quoi avais-je l'air à être ainsi ? Franchement.... Moi qui avais toujours été ce dieu confiant... 
Et puis, mon père, il n'était pas parfait. Pas si respectueux. 
Mais bon sang, j'avais beau essayer de relativiser, de tout faire pour que ça ne me touche pas, je n'y parvenais pas. 

Je l'entendis me dire qu'il allait prendre ses affaires.
J'avais presque envie de lui dire de rentrer chez lui tout seul, qu'au final, peut être que j'étais bien tout seul. Je méritais sûrement d'être tout seul. Comme ça si je me détachais de tout, si je ne voyais plus personne pendant des années, alors... Alors personne ne mourrais. 
C'était encore plus stupide que tout ce que j'avais pensé jusque là. 

Probablement que j'aurais mieux fait de me noyer dans l'alcool, j'aurais été plus efficace qu'actuellement. 

Je laissais le démon me toucher, et retournais à mes pensées de dépressif. 
Sûrement que demain. Ou après demain. Ou dans trois jours ça irait mieux. Je savais que ce que je vivais là c'était un deuil. 
Parce que j'avais perdu mon père. 
Et j'avais beau le répéter, chaque fois ça ne me faisait que plus mal. 

A peine étais-je retourné dans mes pensées, que je vis Elathan revenir et prendre ma main. Autant vous dire que dans mon état à ce moment là, vous auriez pu me foutre dans un manège ou me pousser par une fenêtre que je me serais laissé faire. 
Je me laissais donc tirer, et le suivais, en me demandant s'il avait vraiment besoin de faire attention à moi. Après tout, se taper quelqu'un de déprimé, ça n'avait probablement aucun intérêt. Je laissais échapper un soupir, et sentais que les larmes tombait encore. 

Dites, à quel phase de deuil j'étais ? Quand est ce que tout ça serait terminé ? Est ce que ma douleur pouvait disparaître ? 
Non. Ca n'était pas si facile, bien sûr. 
Je comparais mon démon à un humain, mais je n'étais probablement pas mieux à cet instant. 
Au final, nous étions tous comme des humains. Toutes les créatures ou presque. Les humains étaient contagieux par leur humanité. 

Et pour une fois, je les détestais pour ça. J'aurais aimé être sans émotion, ne pas avoir à me sentir mal. Mais en ce cas, ça aurait été triste quand même. Je veux dire, je n'aurais pas été heureux, en échange. 

Je le suivais lentement, avant de l'entendre. Il me parlait de tout lui dire. J'imaginais que si je faisais face à Thot ou Balthazar, il me sortirait le même genre de chose. Devais-je tout dire à ce démon ? Le pouvais-je ? Le voulais-je ? A vrai dire, je n'étais pas sûr. 
Pourtant, quelque chose en moi réagis, et manqua de lâcher "Oh tu sais, j'ai appris que j'avais perdu mon père, aujourd'hui. Tu veux le plus drôle ? Ca fait au moins deux ans qu'il est mort et moi je le savais pas". 

Bien sûr, je doutais que ça passe, comme réaction. 

- Oh....D'accord. C'est cool. 

En un sens, quelque part, j'étais heureux que quelqu'un soit là pour moi. Ca voulait dire que je pouvais le noyer de ma peine. Et en même tmeps, je refusais toujours de céder, même si ça faisait longtemps que mon corps avait lui, abandonné et s'exprimait sans que je ne puisse le retenir. 

- ...Je vais entrer. 

Après tout, voir l'appartement d'Elathan me changerait peut-être les idées. 
Oui vous pouvez le dire : je cherchais toujours un moyen de me changer les idées. C'était presque minable à y réfléchir. Mais y pouvais-je quelque chose ? Probablement que non. Un deuil, ça ne disparaissais pas en un claquement de doigts. 
Bien que j'aurais adoré que si . 

J'entrais, au bout de plusieurs minutes, dans un bâtiment, mais contrairement à d'habitude, je n'observais pas autour de moi. Décidément, rien ne me motivais. 
Je me laissais m'enfoncer dans mes pensées continuant de tomber. Je n'avais pas arrêté de tomber, depuis la nouvelle. Probablement que c'est ce qu'il fallait faire pour guérir la peine. Je sentais que parfois, mes yeux pleuraient encore. Par exemple, quand un message de mon père me revenait en tête. 
Un qu'il aurait envoyé à quelqu'un. 

Je n'étais pas bien du tout, et je regrettais de devoir ennuyer ce démon qui n'avait pas demandé à récupérer un dieu dépressif. 
J'étais minable. 

C'est ce que je pensais, quand il me serra contre lui, ce démon plus doux que prévu, et qui offrait de la tendresse malgré sa nature. Il me serra, il me parla du fait que je lui avais manqué, et moi, idiot que j'étais, je me sentis pleurer encore. 
Zeus aussi, allait me manquer. 
Je pleurais plus fort qu'avant. Réellement, avec des bruits, vous savez, ces bruits gênants qu'on veux cacher. 
Comment ce démon pouvait réussir à briser toutes mes barrières ? Aucune idée, mais il y parvenait à brio. 

Je finis par m'accrocher à lui. 

- Désolé.... Je t'ai manqué, mais ce que tu vois là, c'est pas vraiment ma face la plus fun. 

Je pleurais encore, et je reniflais aussi. Comme un véritable dieu triste. Comme une véritable âme en peine. Et je me tenais tellement fort à lui, comme si juste le fait de le serrer, m'offrais ce que j’avais perdu. Je dis pas que Zeus me câlinait tout le temps, bien au contraire, même que des fois, il était plutôt méprisant. 
Mais bon sang, comprenez moi, c'était mon père. Et je sais que tout ce que je pense là n'est rien d'autre qu'un délire de personne en deuil; que je tournais en rond et me répéter, mais j'avais tellement mal que je cherchais juste une solution pour faire taire la douleur. 

- Tu sais quoi ? Tu voulais tout savoir hm ? je commençais, avec un air assez amer : mon père est mort. Mais pas aujourd'hui, ni hier, non, non.... Y a des années. Y a deux ans. Au moins. Et moi tu sais quoi encore plus ? J'étais même pas au courant ! 

J'avais lâché ça, et je me sentais nul. Vraiment nul. J'avais l’impression de tout gâcher, que je n'aurais pas dû ouvrir ma bouche, que j'aurais dû me la fermer. Mais je ne tenais plus, et puis c'était aussi sa faute à lui, à Elathan, d'avoir cassé tout ce qui faisait que je tenais. Il n'avait pas à chanter ou à me serrer comme ça, s'il ne voulait pas se recevoir les paroles d'un dieu en deuil qui ne supportait pas la perte de quelqu'un, parce que c'était sa première fois. 

- ...Argh... Je crois que je vais te laisser...Je ne veux pas que tu supportes ce que je suis là.... 

Je me retirais de son étreinte, prêt à partir en courant. Je ne pouvais pas lui faire supporter ça. Vraiment pas. Déjà que je ne me supportais pas....

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 25 Nov - 17:41
«  Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Un silence s'installa entre nous deux alors que nous marchions. Je lui avait dit qu'il pouvait tout me dire et il m'avait répondu d'un air si... désintéressé, si vague et perdu. Ça me brisait le coeur de le voir dans cet état. Il s'était passé quoi au juste ? Ce n'était quand même pas de ma faute... si ?

Les larmes me montaient aux yeux, mais je pris une inspiration pour cacher un peu la peine qui perçait cette noirceur à l'intérieur de moi. La seule chose que j'avais dit était que je devais arrêter chez moi pour y déposer mes affaires. Je l'avais invité à rester, voulant passer un peu de temps avec lui. Le chemin vers mon appartement se fit en silence, désirant uniquement profiter de sa présence. Elle m'avait tellement manqué.

Nous arrivâmes enfin devant mon numéro de porte et je l'ouvris pour ensuite y déposer mes affaires au sol. Chose faite, je me tournai vers Hermès et enroulai mes bras autour de lui. C'est alors que je l'entendis pleurer. Avec des bruits et tout. Il fallait croire que l'on ne pouvait pas toujours être fier et fort. Pour... quoi ? Je sentis mon coeur se serrer en l'entendant. Oh putain, pleure pas, bébé, pleure pas...

Je levai une main et caressai ses cheveux, le pressant contre moi. Je ne dis rien, faisant de mon mieux pour être présent pour lui.

« Je suis là... Je suis là » murmurai-je doucement.

Il se recula et dit que ce n'était pas sa face la plus fun. Ouais, j'aimais quand les gens étaient plaisants. Qui n'aimait pas ce genre de personne ? Cependant, il n'allait pas bien. Je n'allais tout de même pas le repousser ? Disons que je m'étais un peu attaché à lui. Je l'appréciais beaucoup. Pas juste physiquement. J'aimais la personne qu'il était et à quel point je me sentais heureux quand je le voyais.

Je secouai doucement la tête et approchai mon visage du sien pour y déposer un baiser sur son front.

Plus qu'un simple plan cul régulier, c'était certain.

« Je... je sais pas quoi te dire... ça doit être extrêmement difficile. »

Je n'en doutais pas une seule seconde. J'avais un petite idée de ce que l'on pouvait ressentir. Mon frère était encore en vie, mais moi non. Il ne me crorait pas si je lui disais que c'était moi, Elathan, son frère, dans un autre corps. Je continuai de caresser les cheveux d'Hermès, levant les yeux pour le fixer. À ce moment-là, j'y lu toute la douleur qu'il pouvait ressentir. Je voulais... je voulais la prendre à sa place.

« Laisse-moi t'aider à surmonter cette douleur »

Il se recula et dit qu'il ferait mieux de me laisser. Que je n'avais pas à subir ça. J'entendis mon coeur éclater en mille morceaux. Quoi ? Ok, je me sentais hyper mal de le voir comme ça, mais je n'avais pas envie de le laisser. Je voulais l'aider un peu à se sentir mieux. J'agrippai sa main, ne voulant pas qu'il parte.

« Non ! Pars pas. » Je l'avais dit bien trop rapidement. Fuck. Tant pis. Je n'allais pas cacher ce que je ressentais. « Reste... s'il te plait »

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Lun 26 Nov - 9:00

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Il me disait être là, mais savait il que je ne voulais pas qu'il le soit ? Savait-il que j'aurais préféré me terrer dans un trou que me montrer si faible ? Bon sang, je faisais juste pitié à cet instant, je n'avais aucune envie de continuer d'être ainsi, mais mon coeur en avait décidément autrement. C'était juste mon père, après tout. Juste. Mais il était tellement de choses. Le perdre, apparemment, je ne l'oublierais pas. Que je l'avais perdu, et que je ne pouvais rien faire contre ça. Il y avait des événements comme ça qui restaient, qui marquerait toute la vie et celui là en ferait partie. 

J'entendais la voix du démon me parler encore. Il ne me rejetait pas, ne se moquais pas, ne me repoussais pas, à vrai dire, il montrait tant d'affection que j'en étais encore plus surpris. Extrêmement difficile était un euphémisme pour décrire comment je ressentais la nouvelle. 
Après tout, j’avais l'air toujours d'un idiot. 
Et croyez moi que je ne pleurais jamais pour une futilité. A vrai dire, je ne savais même plus depuis quand je n'avais pas pleuré. J'avais beau réfléchir, aucune date précise ne me venait en tête. Avais-je déjà pleuré ? 
Peut-être quand je me suis fait volé mon casque et mes sandales ailés. Probablement à ce moment là. 
Mais même pas autant. 

Mais je sentais mes sanglots diminuer un peu, parce qu'Elathan posait sa main dans mes cheveux, et que bizarrement, ce simple contact avait déjà la capacité de me calmer, rien qu'un peu. Rien qu'assez. Juste assez pour que je puisse me calmer lentement mais sûrement. 
Et j'entendis sa proposition. 
De surmonter ma douleur. Je me disais qu'il était fou. 

C'était aussi pour ça que j'avais essayé de partir. Parce que je ne pouvais pas... Lui faire ça. Même à lui. Me supporter dans cet état. 
Là, je le vis qui attrapa ma main, et me retournais, les yeux rougis par mes larmes. Il m'observais presque avec supplication, me demandant de rester. 
Qu'un démon soit si bon relevait du miracle, mais je pouvais peut-être m'estimer chanceux de le connaître lui et pas un autre. 
J'hésitais pourtant grandement. 

- Je te rappelles que dans cet état...Je risque probablement de ressasser le passé

Je le faisais déjà. Un autre souvenir de mon père me revint en tête, et je ne parvins pas à l'enlever, alors je me dépêchais de continuer de parler : 

- De chouiner jusqu'à ne plus pouvoir, à renifler énormément et à vider tes mouchoirs. 

Si tant est qu'il en avait. Parce qu'un démon, comme un dieu ou un ange, ne tombait pas malade. Alors posséder des mouchoirs...A moins qu'il en avait pour ses activités personnelles, c'était possible aussi. Moi, en tout cas, je savais que je n'avais qu'un mouchoir en tissu que j'aimais offrir aux jolies personnes, pour pouvoir les draguer un petit peu. 
Probablement que j'étais un peu trop gentleman. 
Mais j'avais toujours plus de tact que mon père... Quel idiot d'être mort. J'étais sûr que ça avait un rapport avec son côté volage. 
C'est ça de ne jamais pouvoir tenir ce qu'il y a dans son pantalon. 
M’apercevant de cette colère soudaine, je me demandais si une autre phase de deuil arrivait. Mais je savais pertinemment qu'il n'y avait pas d'ordre, et qu'elles venaient comme elles repartaient pour mieux revenir. 
Je savais que je n'étais pas au bout de mes peines. 
Pas encore. 
Loin de là. 

Alors je continuais d'ajouter : 

- Et de parler, et parler, et dire n'importe quoi. Et peut-être aussi vider tes bouteilles. Si ça se trouve on  va même rien faire de plus que ce qu'on a fait actuellement ce soir. Je t'ai demandé, mais en vrai, je sais même pas si c'est ce qu'il faut. 

Je secouais la tête, et l'observais, avant de soupirer 

- Argh... Je déteste tellement...Tellement ça. Tellement tout ça. 

D'avoir perdu mon père, et d'en être plus triste qu'une pierre.
Ca n'avait rien d'agréable. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Lun 26 Nov - 15:33
«  Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Je le suppliais. Je n'étais pas du genre à supplier qui que ce soit. Mais avec lui... je ferais tout. Et puis, ça me tuait de le voir dans cet état, si vulnérable et anéanti. Il avait besoin de quelqu'un. Je voulais être cette personne. Lui montrer qu'il n'était pas seul et que la douleur qu'il ressentait était tout à fait normale.

Il s'était calmé un peu et j'étais heureux qu'il ait réussi à le faire. S'il avait besoin de pleurer, j'allais pas l'empêcher. Il avait pas du tout l'air ridicule. C'était gênant, surtout devant des gens, mais j'étais pas n'importe qui. Il avait pas à s'en faire avec moi. J'étais peut-être un démon. Je pouvais utiliser sa vulnérabilité pour le détruire encore plus, mais étrangement, j'avais aucunement envie de le faire.

« Je m'en fous de tout ça... Je m'en fous. » dis-je doucement tout en m'approchant de lui, encadrant son visage de mes mains.

J'en avais rien à foutre du fait qu'il supportait pas de me faire subir ça. Je pouvais pas dire je t'aime mieux quand t'es cool, reviens quand tu vas l'être. J'aimais la personne qu'il était et je devais l'accepter dans ces moments-là. C'était probablement la première fois qu'on était si... ouverts l'un envers l'autre.

« Si tu as besoin de parler, fais-le. Si tu veux évacuer ta peine, fais-le et si tu veux vider mes bouteilles, je te laisse faire »

J'approchai mon visage et posai mon front contre le sien, caressant doucement sa joue. Je savais pas trop ce qu'il se passait, mais j'étais certain qu'Hermès faisait ressortir mon côté un peu plus humain.

« Tu as besoin de quelqu'un et je veux... je veux être là pour toi. C'est pas ce que les amis font ? »

Je lui offris un sourire et essuyai une larme qui roulait sur sa joue. Je m'approchai de lui et déposai un doux baiser sur ses lèvres pour ensuite me reculer et l'entraîner vers le salon où un canapé était installé contre le mur. Il serait bien plus confortable assis qu'en plein milieu de mon rez-de-chaussé. J'allai placer ma guitare à la place où elle était supposée être, tout près du lit dans la chambre à coucher. Je n'avais pas de besoin de dormir, mais disons que des fois, la chambre pouvait être pratique et il fallait bien avoir un endroit où ranger mes vêtements.

Je revins ensuite vers lui et pris place à ses côtés. J'ignorais ce qu'il souhaitait faire et je ne le forcerais pas à choisir quoi que ce soit. Ce soir, c'était lui qui décidait ce qu'il désirait.

« Je sais bien que tu me l'as demandé, mais... je m'en fous de ça aussi. Si tu préfères autre chose, c'est ton choix. C'est toi qui décide ce soir. Je suis juste là pour toi, si tu veux bien de moi » ajoutai-je, levant une main et caressant doucement ses cheveux, lui offrant un doux sourire.

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Jeu 29 Nov - 11:24

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Quel étrange démon que celui qui se tenait devant moi qui semblait prêt à me supporter alors que je me paraissais insupportable. Être en deuil ne rendait personne abordable, croyez moi. Entre le fait de se noyer dans sa morve, et dans sa tristesse, je ne voyais pas ce qu'il y avait de glamour là dedans. 
Je me demandais comment Elathan pouvait ne pas me mettre dehors. 
Pourtant, il semblait là pour moi, disant qu'il s'en foutait de tout ce que je pouvais faire, soutenant mon visage. 
J'aurais presque pu lui demander de soutenir tout mon corps puisque je n'étais pas sûr de pouvoir me soutenir moi même.

Il me disait de faire ce que je voulais pour évacuer tout ce que j'avais au fond de moi, et je pouvais largement lui en être reconnaissant. 
Personnellement, je me serais jeté à ma propre porte si je m'étais croisé dans un état pareil. 
Mais... Il n'était pas moi, et bien qu'il fut un démon, il sembla bien moins égoïste que ses semblables, et Elathan était prêt à être là pour moi. Je ne pouvais pas nier que c'est ce dont j'avais besoin, au final. Parce que je sentais déjà que l'idée que mon père puisse être mort était peut être moins douloureuse. 

Je me laissais avoir un tout petit sourire, minuscule, si petit par rapport à tout ceux que je pouvais faire d'habitude. Et je le vis partir ranger ses affaires. 
Alors, je me laissais écroulé sur le canapé, minable, sensible, si brisé. 
Brisé par une seule mort. 
Une citation digne des plus grandes arnaques Facebook me revint en tête. La phrase bien niaise, celle qui me faisait d'habitude rire. 
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. 
Et je la haïssait d'exister. 
Je haïssait mon père d'être mort aussi. Sans prévenir, juste parce qu'il s'était confronté à peut être plus gros que lui. 
Je sentais mon ventre se compresser toujours plus, et eut envie de me recroqueviller. Comme un enfant. 
Mais un enfant, n'est ce pas ce que j'avais toujours été ? De ma naissance jusqu'à maintenant. 

Alors que ma tête se baissait, je sentis une main dans mes cheveux et comprenais de plus en plus que c'était ce dont j'avais probablement besoin. 

- Je crois que...Tout ce que je t'ai cité...J'en ai besoin. 

Alors sortez alcools, bouchons d'oreille (pour le blabla) et tout ce qui va avec, et... Versons la peine mes bons. 

- Enfin je crois juste... A vrai dire j'en sais rien... C'est juste que j'ai jamais vraiment perdu quelqu'un qui m'est proche... J'ai déjà "perdu" mon double romain, mais j'étais pas trop attaché à lui. 

Mercure n'était pas très important comparé à moi. 
Mais Zeus...C'était quelqu'un d'important. De beaucoup trop important. 

- ...Et pourtant le vieux... Le vieux, je veux dire, des fois il était insupportable, mais... Je sais pas.... Il avait vu en moi, tu sais ? Il m'a quand même dit un jour qu'il savait comment j'étais, que j'étais un menteur et un rusé en plus, et que du coup bah je pouvais faire son facteur. 

Il avait de la suite dans les idées. Il avait fait en sorte de m'empêcher de faire des conneries juste parce que j'en avais envie. Il m'avais retenu. Oh bien sûr, ça ne m'avait pas empêché de faire des sacrées bêtises, mais quand même... 

- Au fait...Tu as quoi comme alcool ? Parce que je sais pas si parler de mon père c'est très intelligent. Ni très intéressant, tu sais, je veux dire, ça va durer des siècles littéralement, si je te racontes tout ce que j'ai pu faire vis-à-vis de lui. 

Comme la lettre qu'il avait envoyé à une de ses conquêtes avant de s'amuser à encore prendre une autre apparence pour aller se la faire. C'était arrivé souvent, mais celle auquel je pensais était drôle.
Je n'étais pas très surpris qu'Hera est fortement envie de lui refaire le portrait à lui et ses femmes qu'il prenait sans vergogne. 
Pauvres femmes sans défenses contre une déesse de la fertilité en furie. 

- ....T'es un drôle de démon n'empêche.... 

Je ne pus m'empêcher de rajouter ça, en me serrant contre lui, m'y sentant bien. Comme si le fait d'être collé à quelqu'un faisait évacuer la douleur. C'était étrange, les sensations et les émotions. Parfois, je me demandais si ça avait beaucoup de sens. 

- ... Mais.... T'es cool....  Et puis...Comme je te connais pas beaucoup, pas depuis des siècles, du moins, c'est...Je me dis que ça passe mieux avec toi. 

Je savais que Thot et Balthazar voudraient sûrement savoir pourquoi je ne leur en avais pas parlé en premier. Mais j'étais... Je n'étais pas prêt. Même si la mort de Zeus était une étape importante de ma vie, comme j'avais déjà pu le déceler. 
Je me sentis à nouveau triste et soupira. Décidément, je détestais réellement cette situation, il n'y avait rien de confortable à être triste. 

- Y a des gens comme ça.... Je les respecte ou les apprécie quand même.... Comme mon père. 

Encore lui, bien sûr. 
Ou Apollon. J'espérais qu'Apollon n'était pas mort lui aussi. Sinon, qu'est ce que j'allais devenir, moi, sans grand frère à embêter ? Je savais que je n'irais pas vérifier avant un bail. Histoire de...Ne pas me détruire une seconde fois. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 9 Déc - 13:07
«  Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Assis sur le canapé, je continuais de passer mes doigts dans ses cheveux alors qu'il parlait, le laissant raconter ce qu'il souhaitait. Ça prendrait peut-être l'éternité, mais le temps n'avait plus d'importance pour moi et puis si c'était ce qu'Hermès avait besoin alors je le laissais faire. Il raconta comme quoi il n'avait jamais vraiment perdu qui que ce soit d'important à ses yeux, sauf peut-être Mercure, mais il n'était pas proche de lui. Il disait aussi que Zeus était insupportable par moment, mais qu'il avait vu en lui quelque chose.

« Il a été là pour toi quand les autres ne l'ont pas été »

Il continuait de blablater et je ne bougeais pas. Mes doigts continuaient ce qu'ils faisaient tout en l'écoutant parler. Il avait aimé Zeus et je pouvais tout à fait comprendre que ce soit difficile d'apprendre qu'il n'était plus. Je ne pouvais pas lui en vouloir d'être dans un état si misérable. Il me demanda ensuite ce que j'avais comme alcool, ajoutant que ce n'était peut-être pas intelligent de parler de Zeus, ni très intéressant. Je secouai doucement la tête et lui répondis :

« Le temps n'a plus d'importance pour moi. Parle de lui autant que tu le souhaites. »

Je lui offris un baiser sur son front et me levai pour me rendre à mon armoire remplie de bouteilles de toutes sortes. Je me tournai vers Hermès, un léger sourire sur les lèvres.

« Tu demandes ça à un mec qui fait que ça boire. J'ai tout ce que tu veux, ou presque » ris-je, regardant chacune de mes bouteilles. « J'ai du rhum, de la vodka, de la tequila, des bières et du vin. Des fois, je prends ça quand je veux pas me bourrer la gueule, mais j'ai envie de boire »

Je pris ce qu'il voulait, déposai les bouteilles sur une table basse devant et allai chercher des verres dans la cuisine puis repris place à ses côtés. Je nous versai des verres et lui tendis le sien alors qu'il racontait que j'étais un drôle de démon. Il fallait croire que oui. Je n'étais pas comme mes semblables, mais vraiment pas du tout. Si ça avait été quelqu'un d'autre, le démon aurait sans doute utilisé sa faiblesse contre lui pour le détruire encore plus tandis que moi... j'étais bien plus humain. Il ajouta qu'il m'appréciait et que ça passait mieux avec moi. Je lui offris un sourire et m'approchai de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres.

« Tu peux tout me dire. Je juge pas, j'écoute, tout simplement »

Je reculai et pris une gorgée de mon verre, gardant les yeux rivés sur lui.

« C'est difficile à expliquer... Je t'apprécie beaucoup et... j'aime pas te voir dans cet état » dis-je, sentant le besoin d'aborder le sujet. Ça me pesait depuis quelques semaines à force de souvent se voir et passer du temps ensemble. « C'est pour ça que j'ai décidé de faire mon possible pour t'aider. Parce qu'honnêtement, t'es bien plus qu'un plan cul. T'es un ami. »

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Mer 12 Déc - 6:29

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Alors que j'étais toujours échoué sur son canapé, j'entendais sa voix résonner dans mes oreilles. Elathan restait vers moi, et en un sens, tant mieux : c'était lui qui avait fait en sorte que je reste alors que moi, je voulais l'épargner de ça. 
Ainsi, j'écoutais ce qu'il me disait, et même s'il n'avait pas tout à fait raison pour mon père, je savais qu'il faisait juste de son mieux pour me réconforter, alors je secouais doucement la tête, et répliquais doucement : 

- Pas vraiment, disons juste qu'il a été un bon père sur ce point là. 

Parce qu'il ne m'avait pas brider, il n'avait pas tenté de m'enfermer parce que j'étais ce menteur roublard, cet enfant qui ne pouvait pas s'empêcher de faire des bêtises. Il avait agi comme un père et avait fait de moi quelqu'un d'important pour m'occuper suffisamment pour m'empêcher de continuer ce que je faisais. 
Qui sait ce que j'aurais pu devenir si ça n'avait pas été le cas. Peut-être la même chose que Loki dans les légendes - puisque Loki n'était pas vraiment Loki, n'est ce pas ? -

Je me laissais caresser par les paroles de mon actuel compagnon de déprime. Et je savais que ça ne pouvais que m'aider. Maintenant, j'en avais la certitude. Au delà de nous offrir les plaisirs du lit, je me rendais compte que le fait d'avoir une présence suffisait. Juste ça. 
Potentiellement, j'aurais pu demander à Balthazar et, ou, Thot. Peut-être qu'on serait allé se bourrer la figure bien qu'on ne pouvait pas vraiment. Peut-être qu'on aurait discuté de ces moments où Zeus avait été un idiot. 
Qui sait. 
Pas moi. Et pourtant, j'étais parfois désigné comme le dieu de la connaissance. 

J'eus un sourire alors qu'Elathan me proposait ses boissons, et réfléchissait à ce que j'avais envie, en observant les bouteilles. Mais alors que je réfléchissais, il fallait croire qu'être triste me rendait lent, parce que je remarquais que le démon nous avait servi deux verres.
Je pris le mien, et le vidait d'un seul coup. 
Même sans trinquer. 
Juste après, je parlais de la nature de ce démon qui m'accueillait chez lui. 
Celui ci m'embrassa, et je répondais légèrement, alors que qu'il me parla du fait qu'il m'appréciais assez pour agir ainsi. Oui, vraiment, c'était le démon le plus étrange que j'avais rencontré jusque là. 

- Je vois... Un ami, alors. 

Je réfléchissais au fait, que des amis, je n'en avais que deux, réellement. 

- Je n'ai pas l'habitude d'avoir beaucoup d'amis. Du moins des vrais amis. A part les deux loustics avec lequel je passe le plus de temps... 

J'eus un léger sourire. Je sentais bien que mes yeux arrêtaient doucement de pleurer, que ce n'était plus que des reniflements à la noix, et pourtant, que la douleur était toujours là. Mais l'idée de la mort de mon père s'estompait parce que je pensais un peu à autre chose, là. 

- Il faut croire que je ne peux être entouré que de personnes étranges. Je connais un ange qui ne ressemble pas aux autres...Et tu es un démon qui n'est pas comme les autres non plus. 

Je fus pris d'un léger rire, alors que je me resservait un verre. Je savais de toute façon que je ne finirais pas saoûl tout de suite, et que j'avais encore assez de marge pour m'envoyer des shots sans problème. 

- Mon père était comme les autres, un peu. A part qu'il était le chef des dieux grecs... Il... Etait comme la plupart des autres dieux. Plus le fait qu'il couchait un peu à droite à gauche. Mais je suis pas vraiment mieux. 

Et même si je voulais laver mon honneur en prétendant que moi, au moins, je ne violais personne, je ne pouvais pas nier qu'Autolycos, un de mes fils, avait été fait avec tout le consentement du monde... 
Je me sentais moins mal de parler de mon père. Etais-je aussi rapide pour un faire un deuil que pour courir, ou était ce la présence du démon qui atténuait ma douleur ? 

- Il est...Etait loin d'être parfait. Et c'est probablement à cause de ça qu'il est mort. Mais quand même. Merde. Tiens, voilà soyons vulgaire : merde. 

Ah si. J'avais quand même un peu de rancoeur. 
J'allais pour questionner mon compagnon du soir, avant de m'arrêter et rire un peu : 

- ...J'allais te demander comment était ton père, mais je viens de me rappeler de ce que tu étais. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 23 Déc - 12:49
« Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Il continuait de parler un peu de son père et moi, je prenais des gorgées de ma boisson tout en l'écoutant silencieusement. Je l'aurais bu d'une traite, mais je n'en avais pas envie. Suite à ma déclaration, il ajouta qu'il n'avait pas beaucoup d'amis et qu'en y repensant, il en avait que deux. Eh bien, ça ferait une personne de plus dans son cercle d'amis. Je lui offris un léger sourire et terminai ma boisson pour ensuite m'en servir une autre.

« Ça t'en fait trois maintenant »

J'avais pleins d'amis. Fallait croire que j'attirais l'attention des autres. En même temps, j'étais pas quelqu'un de super difficile. Beaucoup de gens m'appréciaient. Il y avait les autres démons qui me détestaient, mais c'était une autre histoire. En y repensant, j'avais quelques personnes que j'appréciaient réellement. Hermès en faisait partie.

« J'ai beaucoup de gens dans mon entourage qui m'apprécient, mais des gens auxquels je tiens réellement ? J'en ai quelques uns. Tu en fais parti. »

Il se remit à parler de son père et je le laissai faire, sachant qu'il en avait sans doute besoin. Il disait que Zeus était comme les autres dieux, mis à part qu'il était le chef des dieux grecs. Il n'était pas parfait et c'était sans doute ça qui l'avait tué. On ne pouvait pas être parfait. Les dieux étaient représentés comme étant des êtres surpuissants et parfaits alors que non. Si Hermès l'était, il ne serait certainement pas assis sur mon canapé à pleurer parce qu'il avait de la difficulté à se mettre dans la tête que Zeus n'était plus.

« Personne n'est parfait. La vie sur Terre serait ennuyeuse à mourir » j'eus un léger rire amer alors que je prenais une nouvelle gorgée de mon verre. Je ne me moquais pas de lui, mais du fait que la perfection revenait souvent dans les dires des gens sur Terre. « Perdre ton père... ça fait mal, je le comprend parfaitement, crois-moi... mais la douleur passera. Il te suffit juste de temps et puis tu n'es pas seul. » ajoutai-je avec un sourire.

Il ajouta qu'il allait me demander comment était le mien avant qu'il ne se souvienne de ce que j'étais. J'eus un léger rire également, me rappelant que techniquement, mon père était Lucifer. Malgré cela, je me souvenais tout de même de mon ancienne vie avec un père déprimé et à tendance violente. Quand il ne buvait pas, il pouvait être gentil avec moi et les autres membres de la famille. Ma gorge se noua alors que je me remémorais certains souvenirs et secouai doucement la tête.

« Je... je me souviens encore de mon ancienne vie. Je... Mon père travaillait beaucoup. Il était riche et célèbre dans le quartier d'Upper East Side à New York » je marquai une pause alors que je me remémorais certains souvenirs difficiles et pris une gorgée de mon verre, fixant un point invisible devant moi. « Il... il était déprimé et buvait beaucoup. Une journée, il pouvait être doux et aimant avec nous et la seconde d'après... » mes paroles se coupèrent alors que je laissais le loisir à Hermès d'imaginer ce que ce père était capable de faire. « Il blâmait sa dépression sur son job. Il y avait autre chose et il... il n'est jamais allé consulter. Ma mère était médecin et voyait bien qu'il y avait un problème » terminai-je, me tournant vers cet homme à mes côtés pour planter mon regard dans le sien.

Je terminai mon verre d'une traite, n'ayant pas vraiment envie de parler de ce genre de chose, mais en même temps... je me sentais si à l'aise avec Hermès. Je savais que je pouvais tout lui dire également.

« Une autre fois peut-être je te raconterai sûrement comment je suis devenu ce que je suis aujourd'hui » dis-je, lui faisant savoir que je lui faisais assez confiance. On se mettait à parler de moi et je me sentais mal à l'aise. Ce n'était pas moi qui avait besoin de soutien, mais lui...

Je secouai doucement la tête tout en prenant un autre verre. J'en avais pris combien ? Et puis merde j'avais perdu le compte, l'alcool n'avait aucun effet sur moi. Enfin, pour que je le ressente, ça devait prendre énormément de temps. J'avais déjà ressenti tous les symptômes de quelqu'un qui avait trop bu excepté la nausée.

« Assez parlé de moi » dis-je avec dédain, détestant parler de ce que je ressentais.

Ironique, vous me direz. J'étais prêt à laisser Hermès se vider le cœur, mais avais de la difficulté à le faire. Et bien, c'était pas pareil. Je n'avais pas à revire toute cette douleur qui n'était pas totalement guérie.

Je m'approchai un peu plus de lui, encadrant son visage de mes mains et déposai mes lèvres sur les siennes pour un doux baiser.

« J'ai jamais ressenti ça avec personne d'autre » lui avoué-je contre ses lèvres, me reculant et posant mon front contre le sien, fermant les yeux.

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 23 Déc - 15:26

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 J'avais donc trois vrais amis. 
Les autres...Disons qu'ils étaient des passe temps ? Des gens que j'aimais bien mais avec qui je me voyais difficilement faire ma vie, où même tout leur raconter. 
D'ailleurs, il était surprenant de constater que j'avais parlé librement à Elathan comme ça. Mais... J'en avais besoin. C'était juste ça. J'en avais vraiment besoin et disons qu'il était tombé là au bon moment au bon endroit. Voilà tout. 

Bien que je l'eus cherché aussi, puisque de base, je me rappelais avoir voulu faire plus que simplement lui parler et être dépressif. Chose que j'étais à présent, alors que je vociférait après mon père. 
J'entendais le démon me parler du fait que personne n'était parfait, et me mit à sourire doucement. 
C'était vrai aussi. 

Ce qu'il dit ensuite était tout aussi vrai et je le savais. Il allait falloir du temps pour que je puisses me passer de la douleur que je ressentais actuellement. Et je savais que je saurais faire avec, que finalement, ce deuil s'écoulerait sur moi et disparaîtrais. Mais pour le moment, l'idée même d'avoir perdu mon paternel semblait tellement dure. Tellement.... Comme un coup de poing. 
Mais pas un coup de poing donné avec la douceur d'un enfant.

Bien au contraire. 

Alors que je demandais pour son père à lui, je regrettais presque l'inutilité de ma question, mais elle obtint finalement une réponse auquel je ne m'attendais pas. 
Elathan se rappelait donc de son ancienne vie. En un sens, il faisait partie des chanceux qui pouvaient profiter de savoir ce qu'ils étaient mais... Etait-ce si bien ? Enfin, cela expliquait peut-être son côté si humain. 

Il parla donc de son père à lui. 
Qui ne semblait pas l'être le plus sympathique de la Terre. Et comme par compassion, comme par empathie, je passais mon bras autour de lui, pour caresser doucement son épaule. 
C'était comme lui rendre la pareille : il me supportait depuis quelques minutes maintenant. 

A sa façon de boire, je compris que le démon n'avait pas envie de tourner autour du sujet. 
Et de toute façon, il y mit fin rapidement, et je comprit pourquoi. Je comprenais bien. Parler de mon père...Me détendait et à la fois me faisait mal, mais le mien n'avait pas ce défaut de se transformer en être trop cruel. 
Ou presque. 

Je le laissais m'embrasser, et me rendit compte que ses baisers ne cessaient de calmer quelque chose en moi. La tempête qui grondait, potentiellement. 
J'aurais pu le remercier pour ça. 

Mais ce avec quoi il enchaina, me surprit légèrement. 
Et en même temps je pouvais comprendre. 
Oui, sous l'idée d'avoir perdu mon père, j'avais pensé à la baise - disons le franchement -, mais pour avoir pensé à ce démon en premier... 
Nos deux fronts étaient collés et je l'observais doucement, presque silencieux cette fois, alors que nos haleines devaient sentir un peu l'alcool. ...Bah. Tant pis. 
Je me mis à sourire un peu 

- De quoi... L'amitié ? 

Oh, je me doutais pourtant que ce n'était pas tout à fait ça, mais...Il fallait croire que cette situation me remettait de bon poil 

- ...Ou..... 

Je ne finissais pas ma phrase, alors que je frôlais doucement ses lèvres avec très léger sourire. Mon père était mort, et j'avais quand même l'impression que ça ne devait pas faire de moi un être triste. 
Et pourtant j'avais encore mal au coeur, encore mal partout. 
Mais le comportement du démon, d'Elathan, me rendait....Presque curieux. 

- ....Et tu sais...Mon père, ce n'est pas forcément très intéressant de parler de lui... Sauf si tu veux que je te racontes le contenu des lettres qu'il écrivait à ses conquêtes... Mais... Quoique ça pourrait être drôle. 

Oh je savais que je brisais totalement l'ambiance, mais l'idée même de lire des lettres que mon père avait pu écrire me mettait presque en joie, parce que j'imaginais déjà tout ce qu'on pourrait avoir comme fou rire. Je veux dire. On parle de Zeus. Celui qui a voulu draguer une femme en l'enlevant sur lui en taureau. 

Donc clairement... 
Les lettres en valaient la chandelle. 
Et puis... Même si je sentais toujours le poids de sa perte sur mon coeur, elle s'effaçait parce que.... 
Parce que ? Parce que quoi ? Qu'un démon m'offrait ce dont j'avais besoin - et donc, pas de baise, mais bien de la tendresse tout court - ? Que ce même démon semblait... Semblait si.... Réconfortant. 

Il était réconfortant. 
Et bien que je n'étais pas le type le plus mièvre de l'univers, à cet instant, ça ne pouvait que me faire plaisir.  

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Dim 23 Déc - 22:58
« Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Hermès s'était calmé et c'était tout ce que je voulais. Il avait le droit de souffrir, mais il n'avait pas le droit de pleurer avec moi. Mon coeur ne le supporterait pas. C'était étrange et surprenant à quel point la conversation était facile avec le dieu. Ce soir, on s'était ouvert l'un à l'autre et j'étais agréablement surpris qu'il ne me juge pas ou me repousse. Je veux dire, je lui avais carrément parlé du fait que mon père fut un alcoolique abusif. Et la seule chose qu'il avait fait fut de passer un bras autour de mes épaules.

Je voulais continuer à l'embrasser. Premièrement, il était un mec super agréable à regarder et deuxièmement, j'appréciais la tendresse et la douceur que l'on se démontrait. J'avais envie qu'elle dure et qu'elle nous emporte loin des misères de la Terre. Pour une première fois, je n'avais pas uniquement envie de lui sauter dessus et d'assouvir un besoin purement sexuel. Je voulais juste le sentir proche de moi et lui montrer toute la douceur qu'il méritait.

« Non... non, autre chose totalement différente »

Je savais que ce n'était pas de l'amitié. Je savais faire la différence entre ça et autre chose. Je veux dire, j'avais déjà aimé quelqu'un avant lui. L'aimais-je ? Peut-être. Peut-être pas. Peut-être était-ce uniquement une profonde affection envers cet homme. Je l'ignorais et je m'en foutais. J'enfouis mes doigts dans ses cheveux et caressai sa nuque.

« Je crois que... » murmurai-je, caressant distraitement sa joue de mon pouce.

Quoi ? Non, je pouvais pas. J'avais pas le droit. J'étais un démon bordel de merde ! C'était interdit aux êtres comme moi. Après tout, une noirceur comme la nuit habitait mon coeur. Il fallait croire que le temps passé avec Hermès avait réussi à faire fondre cette glace qui m'habitait.

« Oublie ça » dis-je, secouant doucement la tête.

Puis il mentionna les lettres que Zeus avait envoyé à ses conquêtes et qu'Hermès avait lu parce qu'il jouait le facteur. J'éclatai de rire et le fixai, une lueur amusée dans les yeux. Oh mais j'avais trop envie de savoir et puis, ça aidait se remémorer les moments agréables de ce genre. Quand je faisais ça, je me souvenais que la personne que j'avais perdu avait eu une vie et qu'elle fut remplie de bons moments.

« Tu rigoles ? Je veux trop savoir. On parle de Zeus... le Zeus quoi » dis-je, un léger sourire moquer en coin sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Lun 7 Jan - 14:17

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


 Nous parlions bien d'autre chose, quand il me parlait de ce qu'on ressentais. Enfin non, il n'y avait que lui qui parlait de ce qu'il ressentait, mais je crois, que ce que je ressentais restait relativement proche. Je ne pus m'empêcher d'avoir un petit sourire amusé en l'entendant préciser que ce n'était pas de l'amitié. 
que c'était totalement autre chose. 
Et croyez moi, je doutais qu'il me haissait. Alors il ne restait qu'une seule chose. 
Mais c'était... C'était vraiment étrange, non ? 

Je n'ai eu de cesse de vous l'écrire ici, durant les anciens "posts" et vous le savez donc : je suis une personne qui s'attache rarement réellement. J'aurais pu dire qu'Elathan était comme mon frère, à l'instar de Balthie ou Thotti, mais ça aurait été mentir. C'était...Encore un cran au dessus. 
Enfin non. Pas un cran au dessus. 
Quelque chose de totalement différent. 

Exactement ça. 
Et bizarrement, je ne prononçais aucun mot précis, parce que je n'étais pas sûr de moi. 
Et plus il posait ses doigts sur moi, plus il effaçait la perte de mon père et sa douleur qui me noyait si fort. 

J'eus un doux sourire en l'entendant commencer une phrase pour ne pas la finir. Ca n'allait pas être moi qui allait le pousser à continuer. Quelque part... Je ne sais pas si j'avais envie qu'on continue à en parler. Quelque part, je crois que le fait d'oublier ça.... 

Hm. 
Comme c'était étrange. Je fuyais quelque chose qui n'était pas un conflit. 
Mais j'étais un dieu. Un dieu qui avait vécu des millénaires en me moquant du monde. Comment pouvait-je, une seule seconde, envisager m'attacher si vite et si fort à quelqu'un ? Des coups de foudre amicaux j'en avais eut, ça... Oui. Mais le reste.... 

Je me concentrais sur l'idée des lettres, amusé que Elathan fut aussi amusé que moi. 
Bien. Ca me changerait les idées tout en me faisant faire mon deuil, non ? Ou quelque chose du genre... Je n'étais pas sûr, et au pire des cas...Tant pis. Tant qu'il était là.

- Très bien. Mais... Je te préviens : ça va briser tout un mythe. 

Malgré ma peine, et ma douleur, je me concentrais pour faire apparaître mon caducée dans mes mains. Oh, indéniablement, il fini par toucher aussi un peu Elathan, mais qu'importe. J'observais les deux serpents. 

- Skiron. Alcyone. Debout..... 

Je vis mes serpents s'agiter un peu avant de me fixer d'un air blasé. Oh, je voyais bien qu'ils n'avaient aucune envie de m'obéir aujourd'hui. Ils étaient toujours très caractériels, mais c'étaient d'excellents compagnons. 

- Allez. Un peu de motivation. Je veux les meilleures lettres...Dans le sens, drôle, de mon père à ses conquêtes. 
- ...Maintenant ?
demanda Skiron en sifflant 
- Oui, maintenant. 

Lâchant un long soupir, je vis Alcyone hésiter. 

- Je vais les lire à voix haute. Vous allez adorer aussi. 

Et là, ce fut comme si j'avais dit quelque chose de magique. Les serpents finirent par agir et je pu faire apparaître, au bout du caducée, une pile de feuillets à l'air anciens. Autant dire qu'à l'époque, le papier n'existait pas tant, mais que mon père adorait ça quand même, et écrivait dessus. Je vis même une lettre récente, datant du siècle dernier, et j'eus un petit sourire. 

- Bon... La plupart son en grec ancien... Mais voyons voir. 

Je farfouillais les papiers et en pris une 

- Oh ! Celle là... Attends je te lis "ma bichonne, ne t'en fais pas, ma femme dors. Ne fais pas gaffe à l'étranger qui te donnes cette lettre, c'est mon...cousin". Il n'avait même pas voulu avouer que j'étais son fils pour pouvoir garder la fille pour lui. Il y a même un petit mot pour moi plié exprès avec la lettre "Hermès, je sais que tu lis cette lettre, sois gentil et ne dis rien. Tu sais si bien mentir. 

J'eus un rire 

- ...Il m'a pris parce que j'étais le meilleur menteur. Souvent, Héra est venu me demander si par hasard, papa avait du courrier. Je lui ai menti plus d'une fois. 

Mon visage se transforma en air légèrement mélancolique. Et je tendis une autre lettre à Elathan 

- Celle là c'était pour une sirène. Il voulait qu'elle prenne l'apparence de Héra parce qu'il a eut une période où il a compris qu'il aimait sa femme quand même..... Physiquement. 

Je regardais les lettres étalées devant nous 

- .... Ses lettres pleines de...Romantisme à deux balles...Auquel lui même ne croyait pas ! Vont me manquer. Vraiment. 

Je me sentis à nouveau triste. Regardant les feuilles, mon caducée et le démon. 

- ... Je pense que... Il a du mourir parce qu'il voulait trop conquérir de femmes. Quelque chose du genre.... Heureusement, je suis comme lui mais...Je suis plus prudent. 

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Mar 22 Jan - 20:49
« Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Je n'étais pas trop du genre à faire dans le sentimental même si je pouvais être doux avec les autres. J'avais énormément de difficulté à m'ouvrir aux autres. Cependant, avec Hermès, c'était totalement différent et ça me foutait les jetons. Pourquoi lui et pas une autre personne ? D'ailleurs, c'était quoi cette envie de vouloir rester avec lui et de profiter du temps qui nous était accordé ?

Je lui avais presque avoué que... putain. Je devais avoir perdu les pédales ! C'était la seule explication logique. Retournons à nos soirées ensemble à bouffer, boire et baiser. C'était mieux ainsi. Il ne dit rien et je craignis d'avoir franchis une limite.

Puis, il changea de sujet en me demandant si je souhaitais connaître les lettres que Zeus lui faisait parvenir pour qu'il les donne à leurs destinataires. En voilà une excellente idée ! J'avais accepté avec joie et il fit apparaître un instrument étrange lui appartenant. Deux serpents qui parlaient. What the fuck ?

J'eus un léger sourire amusé alors qu'il leur demandait de se bouger et il fit apparaître une pile de lettre. Il en prit une et commença à lire un extrait, ce qui eut pour effet de me faire éclater de rire. Oh putain, c'était magique ! Bien sûr, ça brisait un peu le mythe du Zeus tout puissant. Il avait demandé à Hermès de jouer son jeu.

« Oh putain, je m'attendais pas à ça ! Son cousin ? Nom d'un chien... »

Le dieu avait une femme, mais il préférait coucher de droite à gauche. Qui étais-je pour le juger ? Je ne le connaissais pas autant qu'Hermès le connaissait. Puis dans l'autre lettre, il avait demandé à une sirène de prendre l'apparence de sa femme. Bah, au moins Zeus était quand même toujours attiré par elle.

« Héra ? C'est ta mère ? Ou bien... tu as une autre mère ? Je veux dire... lui et ses conquêtes. »

C'était pas méchant du tout. Juste de la pure curiosité. Je voulais apprendre à connaître mon... ami un peu plus. Putain, penser au fait qu'Hermès l'était me faisait mal au coeur parce que... parce que je savais... On oublie ça, ok ? J'ai rien dit.

Alors qu'il parlait du dieu un peu plus, je le vis qui devenais triste encore. Je savais que la douleur ne partirait pas de si tôt, mais j'osais espérer que se remémorer ces lettres lui ferait le plus grand bien. Je m'approchai un peu de lui, faisant attention pour ne pas accrocher le caducée et passai un bras autour de ses épaules.

« Au moins tu as ces lettres pour te remémorer ces bons moments. Je veux dire quel sacré personnage, ce type ! » dis-je, rigolant doucement en repensant à ces lettres et imaginant le reste de ce qu'il avait pu écrire.

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Mer 30 Jan - 15:44

Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps.


Nous pouvions en rire, cela me semblait évident. Zeus, sans le vouloir, avait toujours été un comique. Parce que sa prose, parce sa drague, tout sonnait faux, sonnait si mauvais. Et pourtant ça marchait. Même ma mère, douceur fille d’un être si fort, avait cédé à son tour.
Zeus s’enfilait les femmes comme d’autres enfilaient des perles.
Et à lui seul, avait donné naissance à tant de monde. Même si de mon côté, je me savais père d’au moins cinq personnes. Ah, cela me rappela un instant que j’allais devoir apprendre à ce cher Autolycos que son grand-père était mort. A mon souvenir, il le trouvait amusant.

J’aimais écouter Elathan réagir aux lettres que je lui lisait, et le voir se surprendre au fait que Zeus allait vraiment loin. Je brisais un mythe, et je crois, qu’au fond ça me faisait du bien. Même si, connaissant la vérité, je savais pertinemment que jamais je n’avais vu Zeus comme un père imposant et effrayant. Bien au contraire, et ce, bien malgré lui.
Mais il aurait dû s’en douter. Ses lettres, il devait les relire, non ? Et pourtant, il me les confiait, en toute connaissance de cause que je risquais de les lire.

Et c’était drôle.

- Héra n’a jamais été la mère que de Arès, Héphaïstos et deux autres aux noms improbables. Ma mère, c’est Maïa. Elle est pas connue, mais elle est géniale.

J’eus d’ailleurs, sur l’instant, peur de vérifier son statut actuel, et de découvrir que j’étais orphelin. Je n’en avais, bien sûr, aucune envie.
Parce que je venais de perdre mon père, que ça me faisait – je ne pouvais toujours pas dire « m’avait fait » - assez mal.

Je finis par sourire, plus ou moins contre Elathan

- Oui…. Il n’était pas le type le plus sympa de l’univers, mais ses lettres sont de bonnes blagues.

J’observais mon caducée, et les lettres, voyant mes serpents s’agiter. Oh, je savais qu’ils en voulaient plus et que ça, ça ne leur suffisait pas. Je pris une autre lettre, et eut un petit rire

- « Bonjour, je sais que nous nous connaissons que par Internet, mais je vous trouve charmante, et j’aurais aimé pouvoir vous rencontrer au détour d’un verre. Je suis, je vous le promets, un véritable dieu en la matière de traiter un femme, je ferais de vous une reine, s’il vous plaît, passons un prochain jour ensemble » Il aimait bien faire dans le sous entendu. Alors qu’en vrai, traiter une femme…. Tch. Il en était pas si capable.

Je pensais à mes propres expériences. A comment j’avais donné naissance à Autolycos. Oh, je n’étais pas le meilleur non plus, mais…
Mais. Je ne sais pas. Je prenais quand même soin de mes partenaires.

J’observais Elathan.

- Dis, tu trouves que je lui ressemble ?

J’approchais un peu mon visage, frôlant ses lèvres, avec amusement. Je jouais, parce que ça me faisait du bien. Et puis, plus que jouer, je cherchais. Quelque chose que je n’étais pas sûr de connaître tout à fait, et d’éventuellement apprécier.
Mais il fallait bien que j’essaie.

- Est ce que… Je suis aussi charmant que lui ? Plus ? Hm...Et tu n’as jamais vu ma prose.

J’avais posé mon caducée sur la table basse – laissant Skiron et Alcyone en demander toujours plus -. J’entourais la nuque d’Elathan avec mes bras et toujours un sourire

- Mais… Qui sait… Peut être que moi… Je vois au-delà de l’apparence. Je vois au-delà de mes besoins…

Je ne savais pas ce que je disais et pourtant j’étais persuadé que l’alcool ne m’étais pas monté au nez.
Comme pour ne pas trop en dire, je préférais aller goûter à ses lèvres que pourtant je connaissais bien. Mais les sentir contre moi, c’était comme un cadeau. Un privilège que peu possédaient.
J’y pris du plaisir et poursuivis mon baiser.

- Je vois un démon particulier, mais… Particulièrement charmant. Mon père aurait pu prendre des notes…

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Dim 10 Fév - 21:43
« Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
J'aimais écouter Hermès raconter le contenu de ses lettres. Dans les histoires à propos du dieu, il avait toujours été représenté comme étant puissant et effrayant. En entendant Hermès, ça brisait un énorme mythe. Je ne savais pas si je devais rire ou non, mais c'était tellement comique.

Il répondit à ma question comme quoi Héra n'était pas sa mère, mais celle d'environ quatre autres dieux. La sienne se nommait Maïa. J'avais raison. Zeus avait couché avec une autre femme pour avoir Hermès. Je lui offris un sourire lorsqu'il me dit qu'elle était génial et je me surpris à me demander comment elle était.

« Sans doute, oui » répondis-je simplement à ce qu'il avait dit.

Je nous versai d'autres verres et bu une gorgée du mien lorsqu'Hermès prit une des lettres et la lu à haute voix. Je manquai de cracher le contenu de ma bouche au visage du dieu à mes côtés. Putain, Zeus qui avait rencontré une femme en ligne et lui faisait de belles promesses quand on savait qu'il n'était pas capable de draguer. Les autres lettres l'avaient démontré. Pourtant, ces dames étaient tombées sous son charme. Il avait eu d'autres enfants avec quelques unes de ses conquêtes.

« J'en reviens pas... Et les filles sont tombées sous le charme de... ça ? »

Il s'approcha de moi et je le fixai, curieux de découvrir pourquoi il se montrait attentionné, joueur et charmant tout d'un coup. Il désirait quelque chose ? J'avais déposé mon verre sur la table devant nous et m'étais tourné vers lui, plongeant mon regard dans le sien.

« Non » avais-je répondu doucement, secouant la tête.

Hermès était sérieux. Il était véritablement curieux de découvrir ce que je pensais de lui. Il enroula ses bras autour de mon cou et en réponse, j'enroulai les miens autour de ses hanches, le pressant contre mon torse. Il m'embrassa et je lui retournai son baiser. Baiser qui était totalement différent des autres que nous avions échangé. Il semblait chercher quelque chose, mais j'ignorais quoi. Si j'avais su ce que c'était, j'aurais peut-être pu l'aider.

« Très charmant. Tu sais, je t'ai adoré dès la première fois que je t'ai vu » répondis-je, levant une main et posant mes doigts sur son menton. J'approchai mon visage du sien et posai une fois de plus mes lèvres sur les siennes.

« Tu sembles te soucier de tes partenaires »

Au début, je n'étais qu'un coup d'un soir, rien de bien important, mais... j'avais vu qu'il me respectait et faisait en sorte que je passe un bon moment avec lui. Il était... différent des autres coups d'un soir que j'avais eu. Je lui offris un autre baiser et me reculai pour le fixer dans les yeux.

Un léger sourire moqueur se dessina sur mes lèvres lorsqu'il ajouta qu'il voyait chez moi un démon particulier, mais particulièrement charmant. Je l'avais entendu des milliers de fois de la bouche de mes conquêtes, mais c'était différent l'entendre de la sienne. Je m'étais approché de lui et avais posé mon front contre le sien, fermant les yeux.

Il se passait quoi au juste ? Pourquoi est-ce que mon coeur me martelait les côtes ? Pourquoi est-ce que ma respiration s'était accélérée ? Pourquoi toutes ces questions ?

« Je t'aime, Hermès » murmurai-je.

QUOI ? J'ouvris les yeux, surpris par mes propres mots et le repoussai. Un démon... j'étais un démon. Je pouvais pas... je pouvais pas éprouver ce genre de chose. Pourtant, c'était là. J'avais essayé de le nier tellement longtemps, mais maintenant je ne pouvais plus le faire. Que penserait-il de moi ?

« Oublie ce que j'ai dis, ok ? Je... Je le pensais pas »

Menteur.

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Panthéon Grec


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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Lun 11 Fév - 2:39
 « On pourrait faire l’amour, mais l’amour c’est fait de quoi, on peux se faire la cour, et finir chez toi, chez moi. Tu pourrais même, dire que tu m’aimes… On peux aussi, ne s’aimer que la nuit. »


Probablement qu’Elathan avait dit « Sans doute oui » parce qu’il pensais me connaître et pouvoir imaginer ma mère. A y réfléchir, je la trouvais géniale parce qu’elle avait été meilleure que Zeus, et cela me permit presque de guérir un peu de ce deuil qui continuait pourtant de peser sur moi comme la roche sur Atlas. Si tant est qu’Atlas portait réellement cette roche.
Mais ça, je ne vous le dirais pas.

J’aurais pu lui parler de Maïa, de cette femme si bonne qu’elle m’avait aidé à protéger des humains qui le méritaient.
Mais j’avais peur à présent. Et autant dire qu’avoir peur, était une sensation bien étrange.
Je n’en avais pas l’habitude. Mais s’il s’avérait qu’elle fut morte et que je ne le sache pas...Cela me fit presque frissonner. Je n’aimais vraiment pas cette idée.

Alors qu’Elathan continuait de boire et que je lus la lettre de mon père, je le vis manquer de recracher ce qu’il avait en bouche, et ne pus m’empêcher de sourire, amusé. J’aimai à le voir ainsi, ça avait quelque chose de particulièrement drôle. Et puis, je ne pus que le comprendre, après tout.
Même Alcyone eut un petit rire. Une sorte de ricanement persiflant digne du serpent qu’il fut.

- Eh oui, répondis-je alors qu’Elathan avait encore du mal à s’en remettre. J’aimais briser le mythe du démon sur mon père. Ca me détendait beaucoup, l’air de rien. Je me disais que Zeus n’était qu’un idiot après tout.

Et au fond, il l’était.

Puis, c’est là que je commençais quelque chose qui dépassait bien loin ce que j’étais censé faire dans l’état actuel.
Du moins, si ça ressemblait juste à ce que j’avais l’habitude de faire, avec Elathan ou avec d’autres…. Ca restait presque étrange.

Je laissais les mains du démons se glisser sur mes hanches, j’eus même un petit sourire.
Et alors qu’Elathan me complimentait, et que cela me fit sourire, il alla me donner un second baiser – enfin, un énième plutôt mais… - et j’allais encore découvrir ses lèvres comme pour la première fois.

Je l’écoutais continuer de me noyer sous les compliments, et alors que j’aurais pu prendre un air vantard, ou quoique ce soit d’autre, je me contentais d’un petit sourire en coin, et d’autre chose.
Quelque chose que je n’étais pas sûr de savoir décrire tout à fait, mais qui de toute évidence, portait probablement un nom que j’ignorais. Où bien que je voulais ignorer.

Alors que de mon côté, je le décrivais plus ou moins, je le vis se mettre à sourire à nouveau, et m’amusais en même temps.
A nouveau, je sentis son front contre le mien et l’observais. Silencieux. Lui gardait ses yeux fermés, mais moi je le voyais, bien que cela faisait mal aux yeux parce que je louchais à moitié.

Je sentis mes mains aller serrer les siennes, et ne sus pas quoi dire, pas quoi faire, sinon rester là sans bouger. Je ne savais pas ce que onus attendions tous les deux, mais il y avait quelque chose. Quelque chose que je n’étais pas sûr de connaître réellement.

Le silence nous englobait parce qu’Alcyone et Skiron se taisaient probablement – ou grommellaient, mais en ce cas je ne les écoutaient pas -.
Jusqu’à ce que la voix d’Elathan sorte quelque chose de surprenant.
Un murmure qui parvint à mes oreilles, comme un mot doux que j’aurais emmené à une quelconque conquête de mon père ou d’un autre.

Mes yeux s’agrandirent, parce que je les écarquillais.
Qu’avait-il dit ? Etait-il sûr de ce qu’il disait ?
Je t’aime. C’était quelque chose qui ne semblait pas pouvoir sortir de la bouche d’un démon.
Ni de la mienne, du moins pas comme ça. Pas avec autant de sincérité.

Elathan sembla prendre conscience de ses mots, parce qu’il recula brusquement, et me demanda d’oublier et qu’il ne le pensais pas.
Sauf qu’il y avait une chose qu’il aurait pu savoir : si je n’étais pas le dieu des menteurs, j’avais une très grande capacité – et non pas un pouvoir, allons -, à remarquer quand les gens mentaient.

Peut-être parce qu’un menteur, j’en étais un très bon.

- Je sais que tu mens en disant que tu ne le penses pas, El’.

Un surnom. Brusquement.
Et pourquoi je lui avais dis que je savais qu’il mentais ?
On aurait pu en rester là, on aurait pu ne plus y penser, on aurait pu en rigoler. J’aurais dû en plaisanter, me montrer amusé. Lui tirer la joue.

A la place, très sérieusement, je lui avais dis que je savais qu’il mentais et qu’il ne pouvait donc pas faire comme si rien ne s’était passé.
Etais-je idiot ? Probablement fou. Je repensais au jeune chasseur qui m’amusait. Il m’avait demandé si j’étais bizarre ou suicidaire.
J’étais carrément bizarre. Vraiment.

Ou bien nous l’étions tous les deux. Parce que la déclaration d’Elathan avait été réelle et sincère.

Et moi dans tout ça ? Qu’est ce que je devais faire ? Le rpeousser ? Aller faire mon deuil ailleurs ? C’eut été idiot.
Parce que je n’étais pas idiot.
Pas du tout en fait. J’étais même très intelligent – un petit moment de narcissisme s’il vous plaît -. Je crois que quelque part, et sans réellement savoir comment ni pourquoi, je partageais ce qu’il m’avait dit. Peut-être pas si fort. Peut-être que ce n’était pas ça qui allait me rendre fidèle. Sûrement que je ne le serais pas. Mais l’amour, j’y avais goûté. Déjà. Une fois. Il y a longtemps. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Et je compris que cette sensation, je la connaissais déjà.
J’hésitais. Ce n’était pas prévu. De base, je devais pleurnicher sur mon triste sort et la mort de mon père. Maintenant, je me retrouvais à aimer un être incapable d’aimer qui m’aimait aussi.

C’était à en perdre la tête, et n’eus-je pas été un dieu que j’aurais chanté « A quel étoile, a quel dieu je dois cet amour dans ses yeux ? Que leur volonté soit faite, car Roméo aime Juliette »

Mais c’était ça. C’était exactement ça, et je crois que je devais plutôt demander à la personne derrière l’écran si elle était très sérieuse.
Mais tu l’es, n’est ce pas ? Bien sûr que oui, et je ne sais pas si je dois te remercier ou te mettre un coup de caducée.

- Je crois que je t’aime aussi, en fait, lâchais-je alors, avec presque un peu de maladresse.

Oh l’ironie, oh la blague.
Et pourtant, ce plan cul – quel mot vilain – me semblait si parfait. Dans le sens où c’était lui que j’étais venu cherché, lui qui m’avait réconforté, lui qui avait été là, et… Il était si particulier.

Vous l’auriez vu. Ce démon avait quelque chose de beaucoup trop mignon dans son regard.

- Je suis pas sûr, enfin si, mais non. Enfin…

J’entendis un ricanement. Mes serpents étaient les témoins de cet amour improbable et moi, je me sentais bête à nouveau.
Mais en fait… Cela me fit sourire un peu, et je me mis à rire aussi

- C’est tellement improbable ! Et pourtant... C'est la vérité.

«Être un corps je suis d’accord, t’offrir mes bras pourquoi pas, mon lit ok encore, pour y en salir les draps, mais je crains que pour tout ça.
Tu doives entendre je t’aime. »

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
Sam 16 Fév - 11:06
« Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps »
Et voilà que j'étais amoureux de mon plan cul. Ce n'était pas prévu. Les choses ne devaient pas se passer comme ça. Nous devions juste nous voir de temps à autres, bouffer tout ce qui nous passait sous la dent, sortir entre potes et assouvir un besoin sexuel quand l'envie nous prenait. Juste combler ce besoin de sentir son corps contre le mien, ses lèvres ainsi que ses mains parcourir chaque parcelle de ma peau.

Mais avec le temps, j'en suis venu à l'apprécier un peu trop. Je voulais apprendre à mieux le connaître, plus intimement qu'un plan cul le ferait parce qu'honnêtement, cet homme m'intriguait énormément. J'avais envie de le voir ailleurs que dans une chambre à coucher. Par exemple, autour d'un verre, dans un club, dans un resto. Petit à petit, j'en suis venu à tomber sous son charme et à éprouver autre chose de plus profond que de l'amitié.

J'avais essayé de le nier. Je veux dire un démon et un dieu ? Les êtres comme moi ne savaient pas aimer. Mais comment était-ce possible que cette glace autour de mon coeur ait réussi à fondre ? Bah, ce n'était pas de la vrai glace. Je dirais plutôt de la gadoue. C'était presque liquide, mais froid quand même.

Puis Hermès me surpris quand il me répondit qu'il savait que je mentais. J'aurais cru qu'il me rirait au nez ou bien repoussé, mais au lieu de cela, il avait prononcé ces mots. Je me sentais déjà honteux et confus alors il me procura un peu de soulagement. Y avait-il des chances qu'il retourne mes sentiments ?

Il m'aimait en retour. J'eu un léger rire en l'entendant chercher ses mots. Ce qu'il était adorable. Ses serpents semblaient être du même avis, car ils eurent un rictus amusé. Je secouai doucement la tête, encadrai son visage de mes mains et posai mes lèvres sur les siennes, le coupant dans sa phrase. Il devait m'embrasser à la place de trop parler. Il avait cette fâcheuse tendance à le faire quand il était nerveux.

« Tu parles trop » dis-je entre deux baisers.

Je continuai mes assauts sur ses lèvres, ne souhaitant pas me décoller. Il m'avait tellement manqué et en plus savoir qu'il m'aimait en retour me comblait de joie. Je n'avais aucune idée s'il l'avait remarqué, mais ma façon de le satisfaire avait changé dernièrement en raison de ce que j'éprouvais envers lui. Oui, je souhaitais qu'il prenne son pied, mais disons que je voulais m'assurer de faire les choses correctement comme il les aimait. Ce qu'une personne ferait si elle aimait son partenaire.

Souhaitant embrasser autre chose que ses lèvres, les miennes avaient déviées ailleurs. Nous nous étions embrassés des milliers de fois sur ce canapé. Sauf que ce soir était totalement différent. Là c'était deux corps qui ne faisaient plus qu'un, à la place de deux qui souhaitaient fusionner. C'était pas pareil du tout !

J'avais remonté mes bras et les avais enroulé autour de son torse, le pressant un peu plus contre moi alors que mes lèvres se promenaient sur son cou et remontait pour se poser sur sa bouche une fois de plus.

« J'ai essayé de nier ce que je ressens. Je veux dire... regarde-moi ! Je suis un démon putain ! » dis-je à son oreille alors que je l'enlaçais de mes bras et le tenais contre moi.

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MessageSujet: Re: Moi je voulais juste un corps, je cherchais seulement des bras, un lit de réconfort, des délices sous les draps. - Elathan
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